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De Nice in Nice à Nice in Niort

Cela fait 20 ans et des (grosses) poussières que j’écoute les Stranglers (un bon résumé de leur carrière ici). Sans me lasser. Je pourrais presque dire que c’est mon groupe préféré (s’il n’y avait aussi Police, Queen, Genesis, the Floyd et tant d’autres…).

C’est d’ailleurs la chanson Nice in Nice (Dreamtime, 1986) qui m’a inspiré le titre de ce blog.

Revue de vidéos.

Shah Shah a gogo (The Raven, 1979)

Big in America (Dreamtime, 1986)

Peaches (Live Battersea Park, 1978)

Live in Paris, 1979

Bien sûr qu’ils sont – aussi – passés à Niort, en 2004 (merci qui ?). J’avais en mémoire leur désastreuse prestation du Zénith dans les 80’s et je m’étais juré qu’on ne m’y prendrait plus. Et puis, même fatigués, voire asthmatiques, ils assurent les mens in black…

14 mars 2009 at 9:27 Laisser un commentaire

Fumuj, le robot et les crevettes chinoises

Fumuj en résidence

The Robot and the Chinese Shrimp, deuxième album résolument électro des jeunes Fumuj, vient de sortir. Un opus taillé pour la scène qui a donné toute sa mesure à la Cigale la semaine dernière lors d’une soirée en compagnie des grands-frères d’Ez3kiel. C’est au Camji que les p’tits gars de Fumuj ont peaufiné leur show en février. Retour sur expérience.

Pourquoi avoir choisi Niort et le Camji pour cette résidence ?
En fait, c’est la galère pour trouver des résidences. Nous, à Tours, même si on a plein de groupes, on n’a pas de salles, surtout pour dix jours, c’est long. C’est Christelle, notre tourneuse, qui l’a trouvée.

Quels sont les objectifs de la résidence ?
L’album est prêt. Maintenant, nous devons caler le set, les arrangements, l’enchaînement des morceaux, le son, les lumières…

Avant, le sixième membre du groupe, c’était l’ordi. On l’a viré. C’était lui qui balançait tout sur scène, ce qui faisait la trame du concert. L’inconvénient, c’est qu’on était obligés de s’y tenir, ça ne laissait pas beaucoup de place à l’impro.

Comment vous êtez-vous senti sur scène pour ce premier concert ?
C’était typique d’une fin de filage, dans un endroit qu’on connaissait bien, comme un local de répétition.

On est un groupe « nature ». Le plus important pour nous, c’est de prendre plaisir à jouer et que les gens le voient. Des fois, les groupes masquent leur ennui par un jeu de scène, ce n’est pas notre truc, on ne fait pas du théâtre ! On a envie que les gens se dépensent, passent un bon moment. Dans un concert, tu te transcendes, parce que l’ambiance te porte. Ici à Niort, le public est attentif, sérieux. Mais on aurait aimé aussi qu’il soit un peu plus festif.

En dix jours, que retiendrez-vous de Niort ?
Pas grand-chose, à part le Camji et le FJT… On a bossé tout le temps ! Sauf qu’on a été super bien accueillis au Camji et que Niort est une jolie ville, mignonne.

Propos recueillis les 23 et 29 février au Camji. 

Fumuj concert

En cadeau bonux, la (courte) vidéo de fin de résidence.

29 mars 2008 at 1:08 1 commentaire

Fancy fantaisie

Fancy

L’autre soir donc, je suis allée à l’Espace culturel Leclerc pour voir les Hushpuppies. En entrée de plateau, le premier groupe, Friction, ne m’a pas vraiment convaincue, avec son electronika-rock-punk qui « tourne en rond sans jamais démarrer », comme dirait mon pote le pianiste de jazz (JPA, si tu passes par là…). Au deuxième round, c’est Fancy qui crée la surprise. Déjà avec son look glam de Drags sans talons mais à paillettes et fanfreluches, qui a d’ailleurs séduit aussi bien le magazine Elle que Jalouse avec cette chouette photo de Mondino (ci-dessus). Ensuite grâce à un son propret et la voix haut perchée de Jessie Chaton (ça s’invente, un nom pareil ?), des débuts salués par tous les chroniqueurs spécialisés : Rock & Folk, Inrock, Trax ou Technikart. Il y a chez ces p’tits gars comme un son Marshal d’AC/DC, un rien de provoc à la Kiss granguinol, un soupçon du génie baroque qu’on aimait chez Queen. Enfin et surtout une vraie « rock’n’roll attitude » et une énergie vite communicative. Quand Friction nous avait presque endormis, en deux-trois chansons Fancy a réussi l’exploit de se mettre le difficile public niortais dans la poche. Avec un premier album, Kings of the worlds, dans les bacs depuis octobre dernier, Fancy semble paré pour conquérir le monde.

Fancy Niort

Après le concert, retour sur Terre et interview express avec Jessie Chaton (chant) et Rae Mone (basse).

Vous venez d’où ?
De région parisienne, à Montreuil exactement, dans le 9-3.

Votre label ?
Exclaim, du groupe BMG/Universal.

Votre nom ?
Fancy, c’est une lubie, une envie, une fantaisie… Le mot semble avoir été créé pour nous !

Vos âges ?
Dans le monde de Fancy, tout le monde a 17 ans.

Votre secret ?
On ne boit pas, on ne se drogue pas… Notre seul vice : le goût de la cellulite ! (rires). Y’a même un producteur qui nous a dit :« you disrespect rock’n’roll ! »

Votre actu ?
Là, on est très fiers de faire la tournée de Justice, on revient d’Angleterre et ensuite (en mars, du 3 au 31) on part aux States. On jouera même au Madison Square Garden.

Votre meilleur souvenir ?
En juin 2007, à l’île de Wight, avec les Stones dont nous sommes fans… ça fait toujours plaisir !

Propos recueillis par Isabelle Jeannerot, le 21 février 2008 à l’Espace culturel Leclerc (Niort).

8 mars 2008 at 1:56 Laisser un commentaire

Hushpuppies : I want my Kate Moss

HushpuppiesVoilà du rock’n’roll comme on l’aime, servi par cinq belles petites gueules au look impeccable : les Hushpuppies. Comme leur nom ne l’indique pas, ces trentenaires sont Français, originaires de Perpignan. Leurs influences, plutôt sixties : Kinks, Who, Led Zep, mais aussi Herman Düne, Gainsbourg ou Nino Ferrer. Un premier opus, The Trap, sorti en 2005, dont le titre You’re Gonna say yeah, en dehors d’avoir été utilisé pour une pub, s’avère aussi vitaminé que jubilatoire. Grandi par la scène à la force du poignet, le groupe vient de sortir un nouvel album, Silence is Golden. « Il faut le prendre avec ironie, expliquent-ils dans leur interview aux Inrocks. Le «silence est d’or», ça veut dire que si tu te tais, tu ne vas pas faire de vagues, et vivre ta vie sans te soucier de ce qu’il se passe autour. Et c’est ce qu’on dénonce. » Avec notamment ce morceau en forme de pamphlet (en écoute sur le Myspace) : Bad taste and gold on the doors, et son refrain I want my Kate Moss [ex-petite amie du rockeur Pete Doherty] : « Aujourd’hui, on t’en met plein la vue, plein les yeux pour te faire oublier l’essentiel. »

Après Bourges, les Vieilles Charrues et la Cigale, les Hushpuppies seront à Niort le 21 février à l’Espace culturel Leclerc. Avec Fancy et Friction, la soirée promet d’être plus agitée que jamais… En plein hiver, du bon rock’n’roll made in France, ça ne se refuse pas, yeah !

18 février 2008 at 0:35 Laisser un commentaire

L’invité du dimanche : Marcel Kanche

Marcel KancheCette semaine, dimanche rime avec Marcel Kanche. Pour mémoire, ce Niortais d’adoption est l’auteur qui a signé avec M, excusez du peu, les tubes Qui de nous deux et Divine Idylle de Vanessa Paradis. L’artiste s’apprête à sortir, le 18 février, un de ces albums magnifiques dont il a le secret, Dog songe. 10 chansons qui donnent le frisson, envie d’aimer la vie, la musique, le monde… Avec son ton aussi concis que percutant, le magicien des mots a bien voulu se prêter au jeu des questions pour Nice in Niort.

Qu’est-ce que tu fais à Niort le dimanche ?
Je vais à la messe du marché et je range le travail de la semaine.

Et sinon, les autres jours ?
Chacun de mes jours est à inventer.

Qu’est-ce que tu trouves “nice” à Niort ?
Niort est mon Nice.

Dog songeQu’est-ce qui est rock’n’roll à Niort ?
Rien et c’est pourquoi j’y suis bien.

Que faudrait-il pour que Niort soit plus rock’n’roll ?
Quand Niort sera rock’n’roll, je partirai et cela sera rock’n’roll.

3 février 2008 at 22:17 Laisser un commentaire

Les Traîne-Savates en panne ?

Traîne SavatesJ’ai déjà eu l’occasion, ici et là, de dire tout le bien que je pense des Traîne-Savates, cette fanfare qui met du soleil dans nos rues, dans nos cœurs. J’ai même été la première à leur consacrer un article, à leurs tout-débuts. Avec les danseurs d’Ego, ces 11 musiciens tombés dans le funk seront sur la scène du Moulin du Roc en juin pour une nouvelle création : Rencontre d’un second genre.

J’aime bien Loïc Poinsenet, c’est l’un de ces jeunes gens souriants et positifs qui se remuent pour que les choses changent. Alors je suis un peu tombée de ma chaise quand j’ai reçu, comme d’autres, son message en forme de SOS :

« Aujourd’hui marque la fin d’un rêve… celui de croire qu’en étant artiste actif et surtout un grand amoureux des arts de la rue j’allais pouvoir vivre de ce rêve.
Utopie aux regards des Assédic, quelle chance d’être fonctionnaire plutôt que de croire que ma place était dans les arts. Alors je pense laisser quelques traces de mon passage en ayant œuvré pour que la Fanfare Les Traîne-savates soit reconnue parmi les professionnels.
[…] Oui, aujourd’hui, on me reproche d’avoir été fonctionnaire et qu’en la quittant [la fonction publique] je pourrais « PROFITER » des allocations-chômage. […] J’y crois encore mais je n’ai pas le droit à ce statut. La loi est ainsi faite, je retourne gentiment rejoindre les rangs de la Ville de Niort pour parfaire mes qualités d’agent d’entretien, mais je n’oublierai certainement pas de venir vous voir, vous tous qui faites de la rue l’endroit le plus propice aux rencontres, celles du sourire des gens et l’admiration de chacun de nos confrères. »

Il semble, notamment depuis la publication d’un article dans la presse locale (lire le Courrier de l’Ouest du 28 janvier), que les choses puissent s’arranger. Je ne veux pas croire le contraire. Quoique. Dans un Sarkoland dévasté, on peut s’attendre à tout, et surtout au pire. Car pendant d’un artiste essaie tout simplement de (sur)vivre, Bling Bling a déjà « effectué l’équivalent de près de dix fois le tour de la terre dans son avion » (Libération). Ce « super-président », ridiculisé par la presse étrangère, qui fait la honte du pays des droits de l’homme partout dans le monde (cf. extraits de Courrier international rudement bien choisis chez Olivier Bonnet).

27 janvier 2008 at 19:38 1 commentaire

L’invité du dimanche : Théo Richard

A Niort ou ailleurs, je hais les dimanches, promesses de « petits plats dans les grands » et d’obligatoires balades. Raison pour laquelle j’inaugure aujourd’hui cette nouvelle rubrique. Théo Richard, programmateur du Camji, me fait l’amitié d’essuyer les plâtres.

Théo RichardQu’est-ce que tu fais à Niort le dimanche ?
En général, je pars de Niort le dimanche pour aller me promener sur la côte ou dans le Marais, où habitent mes parents. Ou alors je dors.

Et sinon, les autres jours ?
Je passe beaucoup de temps sur l’ordi, je suis un vrai accro ! Et c’est pratique dans le cadre de mon travail. Et puis, j’écoute environ 20 disques par jour, soit ceux que je reçois pour faire la programmation du Camji (j’en reçois une trentaine par semaine), soit ceux que j’aime bien.

Qu’est-ce que tu trouves « nice » à Niort ?
J’aime bien la ville au niveau de son agencement, j’adore l’esplanade de la Brèche maintenant. Et aussi la tranquillité, le positionnement géographique à une demi-heure de La Rochelle.

Qu’est-ce qui est rock’n’roll à Niort ?
Le Camji ! A mon sens, Niort n’est pas une ville « rock’n’roll » à proprement parler, elle est un peu trop paisible quelquefois. Pour moi, rock’n’roll, c’est faire bouger les gens, les provoquer gentiment.

Que faudrait-il pour que Niort soit plus rock’n’roll ?
Logo CamjiEssayer de casser son côté « pépère ». A part L’Eclusier, il n’y a pas de vrai rockeur qui tienne un lieu alternatif ici. Comme par exemple le Jardin moderne à Rennes qui réunit une bibliothèque, des ordinateurs, une salle de concert, un bar branché. Cela crée de l’émulation même entre midi et deux. S’y cotoient des ouvriers de l’usine du coin, des rockeurs qui répètent, des lecteurs de BD… C’est dommage qu’il n’existe pas à Niort d’endroit de ce genre pour un métissage culturel. On aurait aimé que ce soit ici, au Camji, mais ce n’est pas possible car le lieu n’est pas très bien placé et les gens ne feraient peut-être pas l’effort de venir en sous-sol. On aurait souhaité être une plaque tournante où il se passe plein de choses, avec des rencontres. Les choses seraient différentes si les studios de répétition étaient ici avec nous, mais la configuration du lieu ne s’y prête pas.

27 janvier 2008 at 17:26 Laisser un commentaire

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