My Secretary aux Jeudis : peut mieux faire

5 août 2011 at 4:09 Laisser un commentaire

My SecretaryUne fois n’est pas coutume, je vais faire dans le politiquement incorrect et sacrifier à la sacro-sainte règle du « on ne touche pas à ce qui vient de chez nous, tout le monde il est beau il est gentil au pays de Oui-Oui Niort ».

Pour le 4e jeudi de l’été, nous avions donc rendez-vous avec les jeunes popeux de My Secretary. Un rock incisif aux influences new wave nous promet-on, qui plus est 100% Niortais. Alors que papa Barbotte avait ouvert tout grand les colonnes du journal, la sauce indie maison n’a pas pris sur les pelouses du CAC. La faute à une météo incertaine, voire certainement frileuse, à un son brouillon avec une basse quasi inaudible, à un mixage sorti du tourne-disque de grand-papa, à des lumières, comment dire… je n’ai pas vu la lumière, y’en avait ?

On est loin du gros son de Red Cardell début juillet et de sa joie de vivre communicative, du partage avec l’étonnante fanfare du Bagad du Moulin vert sous l’œil ravi des spectateurs. Sans doute est-ce crispant de se produire devant les amis et les parents, les collègues et les voisins, la boulangère et le percepteur, la hype niortaise et les promeneurs indifférents… Il manquait ce soir à My Secretary cette envie de faire de la musique ensemble, ce supplément d’âme indéfinissable et le goût de s’amuser avec le public pourtant tout acquis qui est resté comme gelé sous les nuages, en attente d’une grâce qui n’est pas venue. Il manquait encore une certaine habitude de la scène, et cette sorte d’alchimie que d’aucuns nomment le talent…

En comparaison, au changement de plateau, Djak prend les commandes avec une déconcertante facilité, effaçant d’un riff d’un seul toute déception bue (au fond des verres). Avec leur look improbable de 4 garçons pas dans le vent, les Angevins déroulent une pop enlevée et joyeuse qui dessine des sourires sur les visages et fait danser dans l’herbe.  C’est gai et coloré, simple et efficace, ça coule de source dans les oreilles et dans les veines, et on comprend mieux pourquoi le groupe est considéré comme « une valeur montante de la french pop ».

Deux groupes prometteurs, nés la même année (2007), mêmes tranches d’âge, même configuration (2 guitares 1 basse – batterie) et jusqu’au même guitariste s’essayant au clavier… La comparaison s’arrête là. Les uns se la jouent à la maison, les autres prennent plaisir à jouer et ça se voit. C’est ce qui fait toute la différence.

EDIT 6/8/2011 : et un diaporama de la Nouvelle République, un ! (merci papa) – crédit photo NR Jean André Boutier

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Par ici la culture ? Niort aux Guignols

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