Mass Hysteria : retour aux sources

8 octobre 2007 at 16:03 1 commentaire

Après un album controversé en 2005, après avoir quitté son label (Wagram), Mass Hysteria revient sur la scène avec son gros son. Et la pêche. Mouss, le chanteur du groupe, explique comment.

Un album controversé en 2005, Mass Hysteria sans label… Comment avez-vous vécu ce passage à vide ?

On l’a vécu au jour le jour ! Après trois albums chez Sony, le contrat s’arrêtait. Nous nous sommes retrouvés sans maison de disque et finalement ce n’était pas si facile de retrouver un label. L’enthousiasme du groupe s’était un peu émoussé, il ne restait ni la flamme, ni la magie. On a fait un bilan, après sept ans de tournée non-stop on avait besoin de faire un break. Pour revenir les batteries chargées à bloc. C’était une période en demi-teinte. Petit à petit, l’envie est revenue. On a pris du temps pour s’occuper de nos enfants – nous sommes tous papas. Six mois à la maison sans rien faire.

mass-hysteria-02.jpg

On avait envie de faire mais sans savoir quoi. Je traînais à cette époque avec Miossec, il a écrit quelques textes pour nous (voir la vidéo).

 

On en a finalement gardé cinq. Moi, ça m’a débloqué pas mal de choses. C’était pendant la période du 21 avril 2002. Les textes de Miossec en parlaient alors que ce n’est pas son style, la politique. Il a mis là des choses qu’il pensait mais qu’il n’oserait pas chanter lui-même. Nous, on l’assume.

On a signé en 2004 chez Wagram, je pense grâce aux textes de Miossec, ça a mis un peu d’épices dans l’acceptation d’une signature ! En 2005, l’album sort. Noir. En plus plus il n’a pas de titre, c’est un album éponyme. Après coup, je trouve que ça dénote bien l’humeur du moment pour le groupe. On était dans l’introspection et l’intimisme, alors qu’avant nos messages étaient plus universels. La musique s’en est ressentie.

Comment le ressentez-vous aujourd’hui, cet album objet de beaucoup de critiques de la part de vos fans ?

Cet album noir, on l’adore finalement. On a envie de le défendre. Avant, on avait du mal ! Et c’était l’époque où le marché du disque se cassait la gueule. On a fait une bonne tournée en 2005-2006, on a commencé à recomposer avec une pêche d’enfer. Je crois qu’il fallait passer par ce creux, assimilé, assumé. Et Wagram n’a pas voulu du nouvel album.

Retour à la case départ, sans label, c’est un peu dur, non ?

On s’en fichait en fait, on était partis pour l’autoproduire. Ils nous ont demandé de faire plus rock, plus pop, alors ça nous arrangeait bien finalement de partir. Et puis, pendant l’enregistrement de l’album, At(h)ome est arrivé. C’est le label qui produit Lolofora, Kaolin, les Beautés vulgaires, Lazy, que des groupes de scènes. En plus, ils sont indépendants. Nous, on était motivés comme jamais. C’est un retour aux sources.

Qu’est-ce qui vous a donné envie de composer à nouveau ?

Les dix ans qu’on vient de vivre : on a resigné le bail, pour dix ans encore j’espère ! Ce creux est arrivé après sept ans du groupe, c’est une durée symbolique, comme chez les couples. On vit une histoire d’amour avec Mass Histeria. On est toujours ensemble, on mange ensemble, on fait les cons ensemble. Tout ça s’était un peu essoufflé. Cet album noir nous a permis d’évacuer une espèce de spleen.

Une somme de détails, titre de cet album, ça veut dire quoi ?

Le titre de ce nouvel album, ça signifie : la vie est faite de détails, c’est un assemblage de petites choses, un chapelet de vie. Et le plaisir, il faut savoir l’attraper. Aujourd’hui, on n’a pas envie de s’arrêter, on ne s’est jamais embrouillés entre nous.

Comment vivez-vous le départ du guitariste, Olivier Coursier, qui a formé Aaron avec le succès que l’on sait ?

On est toujours en contact avec lui. Il s’occupe des machines, il travaille encore pour nous, pour le fun. On ne peut pas en vouloir à quelqu’un qui s’émancipe et trouve son épanouissement ailleurs. C’est lui qui a amené l’habillage pop et son piano à Mass Hysteria, il est créatif, c’est un vrai auteur-compositeur. Je lui souhaite bonne route. D’ailleurs, il jouera bientôt dans cette même salle (1).

Propos recueillis par Isabelle Jeannerot – photo : Alex Giraud

(1) Aaron sera à l’Espace culturel Leclerc le 26 octobre.

 

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Un commentaire Add your own

  • 1. julienbn  |  25 avril 2008 à 23:40

    Pas tombé sur ton par hasard… car fan de Mass Hysteria également. Déjà quatre concerts de feu à mon actif, dont une belle rencontre avec Nico et Yann cet été : photos à venir sur mon nouveau blog ! Bonne continuation, c’est cool ici !

    Julien from Belgium
    http://flowersforbreakfast.wordpress.com

    Réponse

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