Posts filed under 'Actu à Niort'

J’adore Niort !

J’adore Niort

Niort j’adore, l’idée peut paraître saugrenue pour ces Niortais de souche ou d’adoption aussi prompts à dénigrer leur ville qu’à sortir comme les cagouilles sous la pluie.

J’adore Niort !, c’est le buzz qui tourne en ce moment en ville, sous l’impulsion d’un collectif qui rassemble les acteurs de la scène niortaise. On imagine assurément le label La Baleine, qui fêtera ses dix ans au Batofar en mai, dans le coup. Mais aussi quelques trentenaires musiciens, programmateurs de concerts, photographes ou tout simplement Niortais qui défendent leur ville avec humour sinon ironie. Et si c’était sérieux ?

Concrètement, on a vu apparaître depuis peu, essentiellement dans les concerts, des décapsuleurs, des badges… Evidemment, je ne pouvais qu’adhérer à cette initiative aussi originale que débridée. Evidemment, je ne pouvais choisir que du rose… A quand le tee-shirt ?

Teeshirt Niort j’adore

Contact : Eric Surmont, DJ et coproducteur de concerts.


1 comment 29 mars 2008

Où va la culture ?

Où coule la culture à Niort… à part au fond de la Sèvre, comme la barque de Buraglio ? Le Front de libération niortais pose la question. Moi aussi d’ailleurs.


1 comment 10 février 2008

L’invité du dimanche : Marcel Kanche

Marcel KancheCette semaine, dimanche rime avec Marcel Kanche. Pour mémoire, ce Niortais d’adoption est l’auteur qui a signé avec M, excusez du peu, les tubes Qui de nous deux et Divine Idylle de Vanessa Paradis. L’artiste s’apprête à sortir, le 18 février, un de ces albums magnifiques dont il a le secret, Dog songe. 10 chansons qui donnent le frisson, envie d’aimer la vie, la musique, le monde… Avec son ton aussi concis que percutant, le magicien des mots a bien voulu se prêter au jeu des questions pour Nice in Niort.

Qu’est-ce que tu fais à Niort le dimanche ?
Je vais à la messe du marché et je range le travail de la semaine.

Et sinon, les autres jours ?
Chacun de mes jours est à inventer.

Qu’est-ce que tu trouves “nice” à Niort ?
Niort est mon Nice.

Dog songeQu’est-ce qui est rock’n’roll à Niort ?
Rien et c’est pourquoi j’y suis bien.

Que faudrait-il pour que Niort soit plus rock’n’roll ?
Quand Niort sera rock’n'roll, je partirai et cela sera rock’n'roll.


Add comment 3 février 2008

Les Traîne-Savates en panne ?

Traîne SavatesJ’ai déjà eu l’occasion, ici et là, de dire tout le bien que je pense des Traîne-Savates, cette fanfare qui met du soleil dans nos rues, dans nos cœurs. J’ai même été la première à leur consacrer un article, à leurs tout-débuts. Avec les danseurs d’Ego, ces 11 musiciens tombés dans le funk seront sur la scène du Moulin du Roc en juin pour une nouvelle création : Rencontre d’un second genre.

J’aime bien Loïc Poinsenet, c’est l’un de ces jeunes gens souriants et positifs qui se remuent pour que les choses changent. Alors je suis un peu tombée de ma chaise quand j’ai reçu, comme d’autres, son message en forme de SOS :

“Aujourd’hui marque la fin d’un rêve… celui de croire qu’en étant artiste actif et surtout un grand amoureux des arts de la rue j’allais pouvoir vivre de ce rêve.
Utopie aux regards des Assédic, quelle chance d’être fonctionnaire plutôt que de croire que ma place était dans les arts. Alors je pense laisser quelques traces de mon passage en ayant œuvré pour que la Fanfare Les Traîne-savates soit reconnue parmi les professionnels.
[...] Oui, aujourd’hui, on me reproche d’avoir été fonctionnaire et qu’en la quittant [la fonction publique] je pourrais « PROFITER » des allocations-chômage. [...] J’y crois encore mais je n’ai pas le droit à ce statut. La loi est ainsi faite, je retourne gentiment rejoindre les rangs de la Ville de Niort pour parfaire mes qualités d’agent d’entretien, mais je n’oublierai certainement pas de venir vous voir, vous tous qui faites de la rue l’endroit le plus propice aux rencontres, celles du sourire des gens et l’admiration de chacun de nos confrères.”

Il semble, notamment depuis la publication d’un article dans la presse locale (lire le Courrier de l’Ouest du 28 janvier), que les choses puissent s’arranger. Je ne veux pas croire le contraire. Quoique. Dans un Sarkoland dévasté, on peut s’attendre à tout, et surtout au pire. Car pendant d’un artiste essaie tout simplement de (sur)vivre, Bling Bling a déjà “effectué l’équivalent de près de dix fois le tour de la terre dans son avion” (Libération). Ce “super-président”, ridiculisé par la presse étrangère, qui fait la honte du pays des droits de l’homme partout dans le monde (cf. extraits de Courrier international rudement bien choisis chez Olivier Bonnet).


Add comment 27 janvier 2008

L’invité du dimanche : Théo Richard

A Niort ou ailleurs, je hais les dimanches, promesses de “petits plats dans les grands” et d’obligatoires balades. Raison pour laquelle j’inaugure aujourd’hui cette nouvelle rubrique. Théo Richard, programmateur du Camji, me fait l’amitié d’essuyer les plâtres.

Théo RichardQu’est-ce que tu fais à Niort le dimanche ?
En général, je pars de Niort le dimanche pour aller me promener sur la côte ou dans le Marais, où habitent mes parents. Ou alors je dors.

Et sinon, les autres jours ?
Je passe beaucoup de temps sur l’ordi, je suis un vrai accro ! Et c’est pratique dans le cadre de mon travail. Et puis, j’écoute environ 20 disques par jour, soit ceux que je reçois pour faire la programmation du Camji (j’en reçois une trentaine par semaine), soit ceux que j’aime bien.

Qu’est-ce que tu trouves “nice” à Niort ?
J’aime bien la ville au niveau de son agencement, j’adore l’esplanade de la Brèche maintenant. Et aussi la tranquillité, le positionnement géographique à une demi-heure de La Rochelle.

Qu’est-ce qui est rock’n'roll à Niort ?
Le Camji ! A mon sens, Niort n’est pas une ville “rock’n'roll” à proprement parler, elle est un peu trop paisible quelquefois. Pour moi, rock’n'roll, c’est faire bouger les gens, les provoquer gentiment.

Que faudrait-il pour que Niort soit plus rock’n'roll ?
Logo CamjiEssayer de casser son côté “pépère”. A part L’Eclusier, il n’y a pas de vrai rockeur qui tienne un lieu alternatif ici. Comme par exemple le Jardin moderne à Rennes qui réunit une bibliothèque, des ordinateurs, une salle de concert, un bar branché. Cela crée de l’émulation même entre midi et deux. S’y cotoient des ouvriers de l’usine du coin, des rockeurs qui répètent, des lecteurs de BD… C’est dommage qu’il n’existe pas à Niort d’endroit de ce genre pour un métissage culturel. On aurait aimé que ce soit ici, au Camji, mais ce n’est pas possible car le lieu n’est pas très bien placé et les gens ne feraient peut-être pas l’effort de venir en sous-sol. On aurait souhaité être une plaque tournante où il se passe plein de choses, avec des rencontres. Les choses seraient différentes si les studios de répétition étaient ici avec nous, mais la configuration du lieu ne s’y prête pas.


Add comment 27 janvier 2008

Le FLN vient de frapper

Le FLN (Front de libération niortais) vient de frapper… un grand coup (d’humour) dans la campagne des municipales. Salutaire en ces temps troublés, non ?


3 comments 24 janvier 2008

Rock’n'roll politique

Je pensais tenir ce blog éloigné de la politique. Et pourtant… Tout est affaire de choix politique dans la vie, d’autant plus à la (courte) échelle d’une ville. Et pourtant, à Niort, on n’a peut-être pas de realpolitik (quoique), mais on a la “rock’n'roll politique”. On devrait en rire… si ce n’était à pleurer. En ce début d’année, la guerre des tranchées commence. Elle promet d’être aussi saignante que 14-18. Mais pas forcément où l’on croit.

Pas moins de trois (si je compte bien…) listes de gauche : une officielle (celle de Geneviève Gaillard), une non-officielle (celle d’Alain Baudin) et une dissidente (celle de Joël Renoux). Cherchez l’erreur et chacun y retrouvera ses petits. Ou non.

Petit tour des forces en présence avant la bataille qui s’annonce aussi sévère que celle qui opposa, en un temps qu’on croyait révolu, Ségolène Royal et Bernard Bellec (avec Alain Baudin déjà aux avant-postes, comme c’est bizarre).

nsc-accueil.jpgGeneviève Gaillard, la députée brillamment réélue en juin, officiellement investie par le Parti socialiste. Qui a réussi le tour de force de rassembler dès le premier tour les militants de la gauche unie (PS, PC, Verts et PRG) autour de son projet Niort Solidarité Capitale. Ses plus ardents détracteurs ? Ses propres “camarades” du PS devenus frères ennemis, qui brandissent comme seul étendard leur farouche opposition au non-cumul des mandats (parce qu’avec un fauteuil de maire plus un à la CAN et un autre à la Région, Baudin n’est pas cumulard ?). Pendant que d’aucuns se tortillent sur leur siège éjectable, Geneviève Gaillard écoute les propositions des Niortais et s’apprête à présenter un projet qui donnera l’élan salutaire dont a besoin notre belle endormie.

accueil-2-niort-resolument.jpgAlain Baudin, le maire “sortant”. Je me demande encore comment peut-il sortir vu qu’il n’est pas entré (1) … n’ayant pas été élu par les Niortais. Désavoué par les militants du Parti socialiste lors de la désignation, et alors même qu’il s’était engagé à respecter leur vote (il sera bien obligé de respecter celui des électeurs), voilà Alain Baudin lancé à corps perdu (et cœur défendant) dans une campagne fratricide pour conserver son moelleux fauteuil. A ses côtés, le soutien d’une nouvelle association, Niort Résolument qui a son siège à l’hôtel municipal de la vie associative (tiens donc ?) et ne brille pas par son orthographe (comme ses copains du Modem d’ailleurs). Roule aussi pour lui la section “dissidente” du PS, qui se permet d’afficher sur son site le logo au poing et à la rose alors que la création de ladite section a été officiellement refusée, ce me semble, à la fois par les instances départementales et nationales du Parti. En entretenant surtout, et avec une délectation guère dissimulée, la confusion dans l’esprit de tous. Le comble : elle invite les militants à demander leur transfert vers… cette nouvelle section qui n’a pas d’existence légale ! Ce pourrait être drôle si ce n’était si grotesque.

accueil-modem.jpgLe Modem qui, comme partout en France, voudrait bien se faire une place au soleil… Où qu’elle soit ! En tentant de faire oublier l’ancienne UDF chère à Giscard, dont les représentants ministres sont alliés à Sarkozy après avoir voté les lois du gouvernement Raffarin d’abord, Villepin ensuite. Et on veut nous faire croire qu’ils font fi des clivages politiques ? Comme le dit la chanson de Dutronc, ils retournent leur veste, toujours du bon côté. A Bordeaux, ils ont rejoint la droite de Juppé, tout comme à Parthenay celle d’Argenton. A Niort, c’est la prétendue gauche d’Alain Baudin - est-ce une surprise ? Sûr, ça doit être chaud les réunions du comité départemental ! “Réveillez-vous”, qu’il dit, Olivier Decroix, sur le site du Modem79. Il a raison le bougre, faut se bouger les gars : sur le blog, on cherche partout les raisons/explications de ce ralliement… en vain. Même certains militants sont tombés de l’armoire, paraît-il. Belle leçon de “démocratie” en tout cas.

Pourquoi faire simple quand on peut faire compliqué ? Vous croyez naïvement que le PC, les Verts et le PRG soutiennent la candidate officielle, Geneviève Gaillard ? Cela devrait être la logique, et c’est effectivement le cas des instances locales dûment accréditées représentées. Sauf que les élus sortants de ces mêmes partis se sont rangés, eux… du côté d’Alain Baudin. Euh, ça ne les gêne pas un tout petit peu de se retrouver aux côtés de la droite ? C’est sûr, Niort mérite plus que jamais son slogan de “ville de tous les sports”.

Vous suivez toujours ? Comme, ici, on ne fait jamais les choses à moitié, s’est aussi déclarée Avenir niortais, la liste de Joël Renoux, en dissidence du PS depuis… longtemps. Avec pour mot d’ordre : “la baisse des impôts doit être un principe de bonne gouvernance”. Si avec ça on ne lorgne pas vers la droite, j’y perds mon latin…

Pendant ce temps-là, Marc Thébault se frotte les mains tout en affichant enfin, succès de la vague bleue oblige, son appartenance à l’UMP de Sarko. Il décline sa campagne sous le titre Niort d’abord (c’est d’un original !), avec un (grand) portrait en pied (comment ça, un égo démesuré ?) du monsieur en costard noir, la main tendue vers son (petit) post-it aux “mille idées” : 24 à ce jour, mais le dénommé “jmp” compte triple (au moins). Pour une liste d’ouverture… à la façon du petit Nicolas et avec les mêmes cafouillages dans les rangs ?

Alors, on est en droit de se poser la question : à qui profite le crime ?

A la presse régionale, qui vend son papier tout en ménageant la chèvre et le choux (on ne sait jamais) ? Aux blogueurs locaux, qui font leurs délices de ce “muppet show” niorto-niortais (cité sur le blog de Lihns, qui commence comme son copain Fraise à ratisser réac dans les grandes largeurs) ? Aux Niortais, qui vont avoir le choix, au risque d’éparpiller leur vote et de perdre la raison ? A la droite, qui n’en aurait jamais espéré tant pour avoir enfin - sur un plateau - l’occasion de ravir ce fief longtemps convoité ? A moins que Baudin et Thébault ne se soient déjà alliés en secret en prévision du deuxième tour…

Pas à la politique assurément, qui ne sort pas grandie d’une situation qui va faire mal. Et pour longtemps. Au mépris du sens premier du mot : l’art de servir la cité. Dans deux mois, les urnes auront parlé. Espérons qu’elles auront donné à Niort le nouvel élan qui lui manque pour tourner la page. Nous en avons cruellement besoin, non ?

(1) C’est des mains du maire démissionnaire qu’Alain Baudin a reçu, fin 2002, les clés de la ville. Un Bernard Bellec qui, cinq ans plus tard, réapparaît comme par enchantement opportunément en marionnettiste lors des vœux, début janvier au Moulin du Roc. Celui qui a joué son départ à la Jospin tenterait-il un retour aussi “fracassant” que son modèle ?

MAJ 22h50
J’ai écrit ce billet très tôt ce matin (ou très tard hier soir, c’est selon). En me demandant sans oser y croire si le chef de file historique de l’opposition à Niort, écarté du combat depuis le putsch de Marc Thébault, était parti à la plage ou se refaire une santé dans sa clinique. Nouvel épisode aujourd’hui dans la presse : Alain Garcia se dit prêt à rejoindre Alain Baudin ! Voilà, maintenant au moins on est fixés sur l’engagement des uns et des autres. A droite aussi, c’est rock’n'roll.


12 comments 15 janvier 2008

Pour les pieds et les oreilles

Qu’est-ce qu’on va voir au Camji et à l’Espace culturel Leclerc cette année ? Quelques éléments de réponse ici : quand les programmateurs niortais font leur marché aux Trans de Rennes.

JT régional 16/12/07


Add comment 28 décembre 2007

Niort en rue libre

My system Volubilis“Nous croyons que l’art peut sauver le monde, mais de préférence tout de suite… et qu’il doit s’épanouir… en rue libre…”
Pour la première fois, les arts de la rue déferlent en collectif sur la France, à l’échelle nationale et à l’initiative des professionnels (voir le manifeste). Cochez la date sur le calendrier : ce sera le 27 octobre.
A Niort, belle occasion de réunir toutes ces compagnies niortaises qu’on adore (moi en tout cas !), pour leur talent, leur sens de l’impro, leur gentillesse et leur bonne humeur.

* Volubilis (photo) avec son “system for ladies and gentlemen aussi”, boniment chorégraphique pour un comédien et deux danseurs. En attendant les prochaines aventures de Bénédicte Pilchard, l’irrésistible traductrice d’espéranto gestuel (pour vous rafraichir la mémoire, c’est par ) .

* Notre Service de nettoyage des oreilles bouchées, alias le Snob, dans une prestation originale, Glissendo, que nous allons enfin pouvoir découvrir (quelques lignes ici).

* Enfin les joyeux Traîne-Savates, dont le dernier spectacle, Rencontre d’un second genre, sera en juin au Moulin du Roc : quand une fanfare de rue croise des danseurs hip-hop (si vous ne les connaissez pas déjà, lisez ceci).

Le tout avec de nombreux soutiens bien sûr. Collectivités (ville, région) mais surtout professionnels : Cie Kioscoeur, E. Go, agence Le Loup blanc, Darri à la photo… (pardon à ceux que j’oublie !). Professionnels sans lesquels la vie manquerait singulièrement de sel à Niort, non ?


Add comment 25 octobre 2007

A Niort ça grève aussi

Photo : Mychèle Daniau AFP, sur le site de 20minutes

“Mobilisation historique des cheminots”, titre la NR ce matin. Pas un seul train n’a circulé dans le département lors de cette journée de mobilisation contre le massacre annoncé des retraites des régimes spéciaux. Entre 750 et 1 000 personnes manifestaient dans les rues niortaises hier.

Quant aux avocats, ils protestent contre l’absence de concertation, voire le mépris affiché par le gouvernement sur la réforme de la carte judiciaire. Sur la sellette dans les Deux-Sèvres : le tribunal de Bressuire. Au barreau niortais, toutes les désignations de commission d’office et d’aide juridictionnelle sont suspendues jusqu’au 25 octobre.

Du côté de l’hôpital, les internes sont en grève “totale et illimitée” depuis le 15 octobre. Comme leurs collègues au niveau national, ils réagissent aux menaces de conventionnement sélectif des médecins. Leur porte-parole expliquait parfaitement hier, dans le magazine de la santé sur France5, de quelle façon se déroule la prétendue “concertation” avec le gouvernement.


Add comment 19 octobre 2007


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