Archive for mars 2008
J’adore Niort !

Niort j’adore, l’idée peut paraître saugrenue pour ces Niortais de souche ou d’adoption aussi prompts à dénigrer leur ville qu’à sortir comme les cagouilles sous la pluie.
J’adore Niort !, c’est le buzz qui tourne en ce moment en ville, sous l’impulsion d’un collectif qui rassemble les acteurs de la scène niortaise. On imagine assurément le label La Baleine, qui fêtera ses dix ans au Batofar en mai, dans le coup. Mais aussi quelques trentenaires musiciens, programmateurs de concerts, photographes ou tout simplement Niortais qui défendent leur ville avec humour sinon ironie. Et si c’était sérieux ?
Concrètement, on a vu apparaître depuis peu, essentiellement dans les concerts, des décapsuleurs, des badges… Evidemment, je ne pouvais qu’adhérer à cette initiative aussi originale que débridée. Evidemment, je ne pouvais choisir que du rose… A quand le tee-shirt ?
![]()
Contact : Eric Surmont, DJ et coproducteur de concerts.
3 comments 29 mars 2008
Fumuj, le robot et les crevettes chinoises

The Robot and the Chinese Shrimp, deuxième album résolument électro des jeunes Fumuj, vient de sortir. Un opus taillé pour la scène qui a donné toute sa mesure à la Cigale la semaine dernière lors d’une soirée en compagnie des grands-frères d’Ez3kiel. C’est au Camji que les p’tits gars de Fumuj ont peaufiné leur show en février. Retour sur expérience.
Pourquoi avoir choisi Niort et le Camji pour cette résidence ?
En fait, c’est la galère pour trouver des résidences. Nous, à Tours, même si on a plein de groupes, on n’a pas de salles, surtout pour dix jours, c’est long. C’est Christelle, notre tourneuse, qui l’a trouvée.
Quels sont les objectifs de la résidence ?
L’album est prêt. Maintenant, nous devons caler le set, les arrangements, l’enchaînement des morceaux, le son, les lumières…
Avant, le sixième membre du groupe, c’était l’ordi. On l’a viré. C’était lui qui balançait tout sur scène, ce qui faisait la trame du concert. L’inconvénient, c’est qu’on était obligés de s’y tenir, ça ne laissait pas beaucoup de place à l’impro.
Comment vous êtez-vous senti sur scène pour ce premier concert ?
C’était typique d’une fin de filage, dans un endroit qu’on connaissait bien, comme un local de répétition.
On est un groupe “nature”. Le plus important pour nous, c’est de prendre plaisir à jouer et que les gens le voient. Des fois, les groupes masquent leur ennui par un jeu de scène, ce n’est pas notre truc, on ne fait pas du théâtre ! On a envie que les gens se dépensent, passent un bon moment. Dans un concert, tu te transcendes, parce que l’ambiance te porte. Ici à Niort, le public est attentif, sérieux. Mais on aurait aimé aussi qu’il soit un peu plus festif.
En dix jours, que retiendrez-vous de Niort ?
Pas grand-chose, à part le Camji et le FJT… On a bossé tout le temps ! Sauf qu’on a été super bien accueillis au Camji et que Niort est une jolie ville, mignonne.
Propos recueillis les 23 et 29 février au Camji.

En cadeau bonux, la (courte) vidéo de fin de résidence.
1 comment 29 mars 2008
Fancy fantaisie

L’autre soir donc, je suis allée à l’Espace culturel Leclerc pour voir les Hushpuppies. En entrée de plateau, le premier groupe, Friction, ne m’a pas vraiment convaincue, avec son electronika-rock-punk qui “tourne en rond sans jamais démarrer”, comme dirait mon pote le pianiste de jazz (JPA, si tu passes par là…). Au deuxième round, c’est Fancy qui crée la surprise. Déjà avec son look glam de Drags sans talons mais à paillettes et fanfreluches, qui a d’ailleurs séduit aussi bien le magazine Elle que Jalouse avec cette chouette photo de Mondino (ci-dessus). Ensuite grâce à un son propret et la voix haut perchée de Jessie Chaton (ça s’invente, un nom pareil ?), des débuts salués par tous les chroniqueurs spécialisés : Rock & Folk, Inrock, Trax ou Technikart. Il y a chez ces p’tits gars comme un son Marshal d’AC/DC, un rien de provoc à la Kiss granguinol, un soupçon du génie baroque qu’on aimait chez Queen. Enfin et surtout une vraie “rock’n'roll attitude” et une énergie vite communicative. Quand Friction nous avait presque endormis, en deux-trois chansons Fancy a réussi l’exploit de se mettre le difficile public niortais dans la poche. Avec un premier album, Kings of the worlds, dans les bacs depuis octobre dernier, Fancy semble paré pour conquérir le monde.

Après le concert, retour sur Terre et interview express avec Jessie Chaton (chant) et Rae Mone (basse).
Vous venez d’où ?
De région parisienne, à Montreuil exactement, dans le 9-3.
Votre label ?
Exclaim, du groupe BMG/Universal.
Votre nom ?
Fancy, c’est une lubie, une envie, une fantaisie… Le mot semble avoir été créé pour nous !
Vos âges ?
Dans le monde de Fancy, tout le monde a 17 ans.
Votre secret ?
On ne boit pas, on ne se drogue pas… Notre seul vice : le goût de la cellulite ! (rires). Y’a même un producteur qui nous a dit :“you disrespect rock’n'roll !”
Votre actu ?
Là, on est très fiers de faire la tournée de Justice, on revient d’Angleterre et ensuite (en mars, du 3 au 31) on part aux States. On jouera même au Madison Square Garden.
Votre meilleur souvenir ?
En juin 2007, à l’île de Wight, avec les Stones dont nous sommes fans… ça fait toujours plaisir !
Propos recueillis par Isabelle Jeannerot, le 21 février 2008 à l’Espace culturel Leclerc (Niort).
Add comment 8 mars 2008
Le FLN : acte III
Le Front de libération niortais frappe encore une fois. Après les armes (ou serait-ce un pied de micro ??) et la barque de Buraglio, le voilà qui s’en prend à nos valeureux Chamois ! On me murmure dans l’oreillette et de source sûre que l’auteur de ces amusements divers n’est autre que le conteur Yannik Jaulin. Mais jusqu’où s’arrêtera-t-il ?
2 comments 7 mars 2008