Qu’est-ce qu’on va voir au Camji et à l’Espace culturel Leclerc cette année ? Quelques éléments de réponse ici : quand les programmateurs niortais font leur marché aux Trans de Rennes.
“La vie c’est vachement bien, j’voudrais pas rater la fin !” (euh… moi non plus d’ailleurs). C’est - entre autres - l’un des cris du cœur lancés par les MDF pour leur retour sur scène, le 15 décembre au Camji. Comment ? Vous ne connaissez pas les Manches de fourche, ces chansonniers qui “cultivent l’amour de la campagne, les fleurs en plastique et un romantisme qui sent bon l’ensilage” ? En 2005, on les quittait rigolards un brin déjantés dans le décor coloré de leur “live de jardin”. Après deux heures de bonne poilade.
Deux ans plus tard, changement total de décor, tout est dit avec le titre de leur nouveau spectacle : La Trouille. Exit les accessoires plus improbables les uns que les autres, exit les fleurs, la paille et les tons 70’s. Ambiance minimaliste en noir et pâles lumières pour une sévère plongée dans la chanson dite “néo-réaliste”. Aïe, on sent que ça va faire mal, les MDF ont viré tristes comme leur sujet.
Et puis, la musique se fait plus électrique, sans doute avec l’apport de Nico à la basse-contrebasse et aux machines. Et puis, on remarque quelques rescapés : le béret noir de Sam, la casquette rouge de Jipé, les doubles bretelles et les Marcel. Et puis, chassez le naturel… Un rap terrible fait la guerre aux mouchoirs, des riffs ravageurs font la chasse aux araignées, tandis que M. Propre et sa crête de coq s’attaquent aux produits chimiques, que le funk “kiffe la life” et que le blues pue l’alcool. Hasard - ou pas ? - les MDF sont bien dans l’air du temps, cette ère ultratechnologique où il est si facile de se “parler” sur Internet plutôt que de se rencontrer dans la “vraie” vie. Où, dans chaque instant de notre vie, on plie l’échine. De peur…
Revue de détails sur Daskoz, un blog créé spécialement par Gérard Willing. Extrait.
“Strengst Verboten [formellement interdit] d’aller débusquer les infos tout seul comme un “pro” (expression de Pierre Lazareff à la grande époque de France Soir). Se faire remettre des documents d’une quelconque administration par un obscur fonctionnaire — non mandaté pour les “fuiter” expressément — est un crime gravissime. “
Protection des sources ? Petites connivences entre amis ? Comment envisager le journalisme dans ce pays ? “Le plus beau métier du monde, à condition d’en sortir” disait Albert Londres.
Mise à jour - 23 h
J’ai écrit ce billet vers 15 h, sans avoir vu la prestation de Guillaume Dasquié chez Paul Amar dans Revu & corrigé. Ni l’excellente analyse d’Arrêt sur images. Ni les faits retranscrits par l’intéressé sur le site de Géopolitique ou dans l’interview au JDD.
C’est pas rock’n'roll ? On vit une époque formidable.