Peter Von Poehl : folk blond pas con
Scorpion Grass
Quelquefois, j’aime bien arriver à un concert les oreilles vierges, en me laissant porter par le choix assuré des programmateurs. C’est ce que j’ai fait pour Peter Von Poehl, au Camji le 2 novembre. Enfin, presque. Je savais tout juste que le Suédois d’origine, craquant comme des Krisprolls, avait signé les jolies petites notes de la pub pour Clairefontaine. Qu’il avait travaillé avec Delerm. Qu’il était passé dans Taratata, une prestation que je n’avais pas trouvé top d’ailleurs. J’ai franchi le porche du Camji sans conviction aucune. Pour voir.
Pendant la première partie, le beau blond (si si !) cale sa parka dans un recoin du fond. Mais c’est quand il attrape sa guitare qu’on dirait soudain que les lumières et le son s’allument. On reste bluffés par ses balades tout en légèreté, tout en sensibilité. Sans niaiserie mais dotées d’un souffle étonnant qui ne donne sa vraie mesure qu’en live. Merci à toute l’équipe du Camji de nous avoir décroché ce moment de magie.
The Bell Tolls Five
Add comment 3 novembre 2007